R. BISSIERE 17 OCT 2014

R. BISSIERE 17 OCT 2014

Assimilé à l’Ecole de Paris, le peintre Roger Bissière (1886-1964) – qui s’était d’abord exprimé de façon figurative puis au travers de pictogrammes avant de se rapprocher de l’abstraction – est à l’honneur au musée Fleury de Lodève. Le musée commémore en effet le cinquantenaire de sa disparition au travers d’une exposition intitulée Bissière, figure à part. Via 85 tableaux, une sculpture et deux tapisseries, le musée retrace un parcours pictural particulier qui amènera le peintre à représenter la France à la Biennale de Venise, en 1964, où lui sera décernée la mention d’honneur, en raison de « l’importance historique et artistique de son oeuvre »Une oeuvre hors normes, un temps proche du primitivisme.

ROSSON CROW à Sérignan 31/10/14

ROSSON CROW à Sérignan 31/10/14

Rosson Crow, artiste de la jeune scène contemporaine, peint des intérieurs vidés de toute présence humaine. L’exposition de Sérignan est la plus importante jamais consacrée à l’artiste américaine. Elle présente dix ans de peinture, réunissant des tableaux de collections européennes, américaines ainsi que plusieurs œuvres inédites.

Dans ses toiles de très grand format, Rosson Crow porte une attention particulière à l’ornementation, à l’agencement de décorums factices et anachroniques, à des intérieurs à l’architecture superficielle.
Les intérieurs sont recomposés, les surfaces bizarrement moquettées, les lignes de fuite contredites, les bouquets de fleurs à peine esquissés, les lustres dégoulinants, les drapeaux évanescents, les plafonds à caissons deviennent des motifs purement géométriques. Sa palette de couleur oscille entre élégance et acidité. C’est avec une grande virtuosité et liberté du geste — usant d’adhésifs, de pochoirs, de coulures ou d’empâtements visqueux — qu’elle applique les couleurs à l’huile, l’émail ou la bombe aérosol.(communiqué de presse)

La plupart de ses tableaux s’apparentent à des décors de films hollywoodiens, des reconstitutions historiques ou des lieux abandonnés à l’atmosphère parfois inquiétante. La théâtralité de ses mises en scène propose une réactivation de la mémoire. L’artiste porte sa réflexion sur la dimension psychologique des espaces et sur la manière dont le spectateur les expérimente.